Nicolaas van Haaren

Entrepreneur en travaux publics aux Pays-Bas et « père » de l'entreprise

Nicolaas van Haaren

1835-1904

 

Nicolaas van Haaren naît le 10 octobre 1835 à Kerkdriel, aux Pays-Bas, à l’est de Bois-le-Duc. Il est l’aîné des sept enfants d’Elisabeth van Asten et d’Henricus van Haaren.

Ce n’est pas par hasard que Nicolaas van Haaren est considéré comme le fondateur de la SA Ackermans & van Haaren. Son père, qui était maçon, connaissait bien le métier de la construction. Vers 1850, Nicolaas suit les traces de son père. Il entreprend, comme indépendant, des travaux publics un peu partout aux Pays-Bas. Pour mieux suivre les travaux, la famille s’installe toujours dans les environs du chantier. En témoignent les différents lieux de naissance des enfants : Zwollekerspel, Maastricht, Hedikhuizen, Rotterdam, Nimègue, Utrecht, Mont-Sainte-Gertrude. Citons encore des chantiers à Honswijk, Nieuwersluis, Lage Zwaluwe et Bois-le-Duc, pour des travaux hydrauliques et d’aménagement du sol.

Le développement de l’entreprise de Nicolaas van Haaren est défini par les circonstances économiques et techniques de l’époque. Le milieu du XIXe siècle voit les débuts de l’industrialisation et de l’urbanisation des Pays-Bas, avec des conséquences importantes pour l’industrie de la construction. L’aménagement des sols, des voies d’eau et des routes prend une importance cruciale. Les travaux publics donnent à Nicolaas van Haaren l’occasion de construire son avenir sur de très solides bases financières et logistiques.

À l’origine, cependant, les Pays-Bas sont loin d’être pionniers de l’industrialisation ; Nicolaas van Haaren fait d’ailleurs construire ses dragueurs (les « Liégeois ») par L. D’Andriessens à Liège, et par Beer à Jemeppe (tous deux en Belgique).

Les liens familiaux très étroits qui unissent Nicolaas van Haaren et son beau-frère Hendrik Willem Ackermans – qui devient également son gendre en 1890 – jouent un rôle déterminant dans la genèse et le développement de la SA Ackermans & van Haaren. Pour la petite histoire, Hendrik Willem Ackermans ne parle jamais, dans son journal, de son beau-frère, mais bien du « père van Haaren »...